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Souffles


« Je n’ai pas d’inspiration. Je travaille la respiration » dit Jean-Jacques Dournon, qui depuis son Prix de Rome, en 1980, se confronte à la Nature avec une concentration extrême. Déployant, face au motif, de longs rouleaux de papiers ou de grandes toiles, il scrute le visible afin d’en dégager les structures et les vibrations, travaillant au sol des jours et des jours, avec des fusains ou de l’acrylique, jusqu’à ce que l’image s’impose. «Il n’y a pas de sujet contemporain. C’est la manière de peindre qui est actuelle. L’enjeu, c’est de voir apparaître qui je suis ».


Françoise Monnin
Revue Azart, hors série n°8, figuration contemporaine,  La Nature mai 2007